Quelle légitimité et quelle pérénité conserve une victoire si elle est obtenue par des moyens contestables, voire contraires aux valeurs défendues ?
Le pasteur baptiste et militant non-violent états-unien pour le mouvement des droits civiques Martin Luther King, défend l’idée qu’au contraire, la fin ne justifie pas les moyens dans son ouvrage La Révolution Non Violente [« Why We Can’t Wait »], édition Signet Classics (1964).

La fin justifie les moyens
L’adage populaire est attribué à tort à Machiavel.
En effet c’est un raccourci de la question de philosophie politique que défend de manière plus complexe et contrastée l’auteur dans Le Prince (1532).
Machiavel explique que pour maintenir le pouvoir et garantir la stabilité de l’état, un dirigeant doit parfois prendre des décisions immorales ou brutales, quitte à mentir ou recourir à la violence.
Dans Le Prince (1532), il écrit :
« Il est plus sûr d’être craint que d’être aimé. »
Cynisme ou pragmatisme ?
L’idée et son contraire sont défendus par de nombreux philosophes, poètes, dramaturges, hommes politiques…
« En fonction de la noblesse de la cause et des civilisations, la faute commise peut être pardonnée. »
[cf. le site web Raven et Caramel]
La controverse
La question est :
Comment évaluer, selon les circonstances, que la fin justifie ou pas les moyens ?
Comment connaître les véritables intentions de celleux qui emploient tous les moyens pour parvenir à leurs fins ?
A SUIVRE :
« By Any Means Necessary »